
Dès l’atterrissage à Dubaï, il suffit de compter le nombre d’Airbus A380 sur le tarmac de l’aéroport pour savoir que tout sera trop grand pour nous dans ce pays.
Pour commencer, à la sortie de l’aéroport, c’est la température qui est trop grande : chaleur ressentie 53°C, à la fois étouffante et moite. Six petits raviolis qui rentrent dans un four à vapeur
Puis, dans le taxi, nous commençons à mieux comprendre ce qui nous attend : « Le Las Vegas du Moyen Orient ». Dans un univers hostile couvert de sable stérile, l’homme a décidé qu’il ferait exactement ce qu’il voudrait, comme il le voudrait, où il le voudrait. Toujours plus grand, toujours plus haut, toujours plus fou.
Faire rentrer la mer dans les terres en creusant un canal de plusieurs dizaines de kilomètres : fait. Faire rentrer les terres dans la mer en créant de toutes pièces des dizaines d’îles artificielles couvertes de complexes hôteliers et de parc d’attractions : fait. Construire le plus grand mall du monde, le gratte-ciel le plus haut du monde, l’aquarium le plus… : ça aussi, c’est fait. Next !

Ici, tout est beau, tout est neuf, tout est propre, tout est cher, tout est tape à l’oeil, tout est payant, … tout est surtout organisé pour nous faire tout dépenser !
L’extérieur est trop chaud, l’intérieur est trop climatisé.
La nature était hostile. Peu importe, plus rien n’est naturel. Les arbres sont bien rangés, bien coiffés, de la même taille, sans oiseau et sans fruit qui auraient pu salir les trottoirs. Pas de chien, pas de chat, rien ne dépasse.
Nous pouvons profiter pleinement de Dubaï malgré la chaleur inouïe grâce à des chemins couverts et climatisés qui nous permettaient d’aller d’un point A à un point B sans mourir de chaud.
Les émiratis se pavanent, les hommes en blancs devançant leur femme en noir, méprisant les immigrés millionnaires minables venus faire un semblant de fortune dans ce pays qui ne sera jamais le leur. Tout en bas de l’échelle sociale, les immigrés indiens, pakistanais ou égyptiens sont ceux qui travaillent dans les coulisses pour faire vivre et évoluer ce décor de béton-pâte.
Les gens sont malpolis : quand on leur tenaient la porte, ils ne disaient même pas merci.
Même la partie historique de la ville est fermée car entièrement en réfection pour être encore plus historique, les souks de la vieille ville ne proposent plus que des articles de pacotille pour les rares touristes.
Seuls les abras, ces vieilles embarcations qui permettent de traverser le canal et ainsi passer d’un côté à l’autre de la ville semblent authentiques. 50 centimes la traversée.

A une heure de Dubaï downtown, le désert est absolument magnifique. Mais les dizaines de quads qui le sillonnent martyrisent les dunes en pétaradant et en contournant les déchets plastiques abandonnés par des touristes peu scrupuleux.

La « soirée dans un camp bédouin » achèvent la journée et nous par la même occasion. La caricature de « Total Support » (nom du camp en leds chinoises) est extrême : Un parking gigantesque pour recevoir des dizaines d’autocars, des bédouins (Appellation d’Origine Non Contrôlée) qui proposent un tour de 2 minutes sur un dromadaire dépressif (c’est gratuit mais l’horrible photo sera payante), des chichas et des jus de fruits hors de prix, des danseuses du ventre qui se déhanchent sans conviction dans des robes de chez Tati.

Bref, Dubaï c’était incroyable, c’était extraordinaire, c’était sublime, c’était époustouflant. Mais après 3 jours, on a tout bien compris et on est content de partir !
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