« En attendant la pluie » est un roman qui parle de l’amitié entre deux garçons, Frikkie et Tengo. L’histoire se déroule en Afrique du Sud, dans une ferme. Ils vivent ensemble, mangent ensemble, jouent au foot ensemble. Les deux familles s’entendent bien, mais Tengo et sa famille sont noirs, et Frikkie et sa famille sont blancs. Et malheureusement, cela se passe durant le régime politique de l’apartheid. Frikkie et Tengo n’ont pas le droit à la même éducation, ni aux mêmes métiers. Alors que Tengo aime l’école, il n’a pas droit à une éducation au-delà de la primaire. Les Noirs ont accès uniquement aux métiers manuels, tandis que les Blancs ont les métiers les mieux payés.
L’apartheid est un régime politique qui existait en Afrique du Sud entre 1948 et 1991. Il a aussi été exercé en Namibie pendant 20 ans. « Apartheid » est un mot afrikaans qui signifie « développement séparé ». C’est un ensemble de lois qui donnaient plus de droits aux Blancs qu’aux Noirs. Tout était mis en place pour que les gens des différentes couleurs ne se croisent pas.

Par exemple, il y avait 4 types de toilettes publiques : pour les hommes blancs, pour les hommes noirs, pour les femmes blanches, pour les femmes noires. Il y avait des entrées différentes pour le métro, des magasins différents, des classes différentes dans le train pour les Blancs et les Noirs, avec moins de places et des bancs en bois pour les Noirs. Et même des cabines téléphoniques différentes !
J’ai visité le Musée de l’apartheid à Johannesburg. Ce qui m’a choqué, c’est qu’il y a eu beaucoup de morts parce que les Blancs ne voulaient pas donner de droits ou de terres aux Noirs. J’ai lu des rapports de police qui mentaient sur les conditions de la mort de personnes pendant l’apartheid : « a glissé sur le savon de la douche et s’est ouvert le crâne », « a sauté du 7ème étage » … Je me suis demandé pourquoi les Blancs ne voulaient pas que les Noirs aient les mêmes droits, et à quoi servait tout ça.
Aujourd’hui encore, les Noirs vivent dans des faubourgs, des quartiers peu développés, tandis que les Blancs vivent dans les grandes villes et sont souvent les propriétaires de restaurants ou de magasins. On voit qu’il reste de la violence dans la société car les habitants n’ont pas confiance les uns dans les autres. Par exemple, ils mettent des barbelés, des pics acérés et des fils électrifiés au-dessus des murs de leur propriété pour éviter toute effraction. Dans un centre commercial, on a trouvé un magasin de jouets pour enfants à côté d’un magasin qui vendait des Nerfs et des Airsoft, mais aussi de vraies armes.
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